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Comment payer sur Internet ?

Le 24 août 2007

Le problème récurrent lors d’un achat sur l’internet est celui du paiement. Lorsqu’il s’agit d’un professionnel, il est généralement possible d’utiliser un paiement par carte bancaire, maintenant tout-à-fait sécurisé. Mais face à un particulier, les choses en vont différemment. Quelle solutions choisir parmi toutes celles qu’on rencontre ? Revue de détail des pièges à éviter.

Le paiment par carte bancaire

C’est selon une enquête Insee publiée en mai 2006 le mode de paiement utilisé par 84% des acheteurs en ligne sur des sites professionnels (source : Tableau de bord des TIC et du Commerce Électronique, juin 2007). C’est aussi le plus pratique et les craintes liées à son utilisation diminuent progressivement, du moins chez les plus jeunes.

Mode opératoire

Il implique qu’on fournisse son numéro de carte bancaire, sa date de validité et en général les trois derniers chiffres du cryptogramme numérique qui est inscrit au dos de la carte. En aucun cas évidemment il ne faut indiquer son code secret.

Quels sont les risques encourus ?

La fourniture de ces éléments vaut autorisation de prélèvement sur votre compte. Un tiers indélicat pourrait donc utiliser ces données pour ponctionner celui-ci. Le consommateur est cependant protégé par une loi de 2001, dite “loi sur la sécurité quotidienne”, qui prévoit que la responsabilité du titulaire de la carte n’est pas engagée dans les cas où le paiement a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation physique de sa carte. Dans une telle situation, la loi prévoit que la banque est tenue de restituer les sommes contestées dans le délai d’un mois à compter de la réception de la contestation. À noter que vous disposez d’un délai maximal de soixante-dix jours pour déposer cette contestation.

Les techniques employées

La situtation la plus favorable est celle où, lors du paiement, vous êtes redirigé vers le site de la banque du commerçant. Celle-ci enregistre alors votre paiement puis en informe le site du commerçant afin qu’il puisse valider votre commande.  Dans ce cas de figure, le risque de fraude est minime (en tout état de cause pas supérieur au risque couru en utilisant physiquement la carte bancaire au restaurant par exemple) puisque le commerçant virtuel n’a pas connaissance de votre numéro de carte et ne peut donc pas l’utiliser frauduleusement.

Les logiciels espions

Il s’agit de petits logiciels assimilables aux virus transmis par des courriers électroniques ou à l’occasion d’une visite sur une page web malveillante. Leur rôle est de scruter ce que vous tapez au clavier et à le transmettre à la personne indélicate à l’origine du logiciel. Dans ce cas de figure, connaître non seulement vos données bancaires mais également vos divers mots de passe est tout-à-fait envisageable. C’est la raison pour laquelle les mots de passe sur certains sites bancaires sont saisis en glissant simplement la souris au-dessus d’un pavé numérique dont l’ordre des chiffres est aléatoire.

Pour se protéger contre ce genre de logiciel, il faut impérativement disposer sur sa machine d’un bon anti-virus. Il peut également être envisagé d’installer une application qui protège en temps réel contre ces risques telle Windows  Microsoft Defender par exemple pour les adeptes de Windows.

Les numéros à usage unique

Il existe maintenant des solutions permettant d’utiliser la carte bancaire sans communiquer son numéro. La méthode consiste à installer sur son ordinateur un logiciel fourni par la banque qui va générer sur demande un numéro qui ne pourra être utilisé qu’une unique fois et pour un achat déterminé. Le risque de vol du numéro est alors éliminé mais il s’agit évidemment d’un service payant.

Opposition sur carte bancaire

La loi prévoit qu’elle n’est possible qu’en cas d’utilisation frauduleuse de la carte. Pour cette raison, nous déconseillons absolument d’utiliser la carte bancaire pour régler un abonnement (forfait de téléphonie mobile par exemple). Si pour une raison ou une autre, le service n’est plus fourni, mais que les prélèvements continuent, il sera à peu près impossible d’y faire opposition.

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